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Protection des ruchers · Apiculture

Protéger une ruche : ce que l'apiculteur peut faire au quotidien

Colonies fortes, entrée facile à garder, observation régulière : les gestes de l'apiculteur face au frelon oriental, et quand appeler un professionnel.

Publié le

Trois frelons orientaux buvant au bord d’un récipient d’eau
Photo : Zeynel Cebeci, CC BY-SA 4.0

Face au frelon oriental, une ruche se défend d’autant mieux qu’elle est forte et que son entrée est facile à garder. Voici ce qui relève de la conduite ordinaire du rucher, et ce qui relève d’une protection organisée.

Des colonies fortes

Une colonie populeuse garde mieux son entrée et supporte mieux la perte de butineuses. Réunissez les colonies faibles avant l’été, nourrissez si nécessaire et évitez les colonies orphelines en pleine saison.

Une entrée facile à garder

Plus l’ouverture est réduite, plus les gardiennes peuvent la défendre en nombre, et moins un frelon peut entrer pour piller. L’ajustement se fait selon la force de la colonie et la saison : en pleine miellée, une entrée trop réduite gêne le trafic et la ventilation.

Une observation régulière

Quelques minutes devant les ruches, aux heures chaudes, suffisent à repérer un vol stationnaire, une baisse du trafic ou des abeilles capturées. Notez ce que vous voyez : ces observations sont précieuses pour évaluer la situation. Les signes qui doivent alerter font l’objet d’un article dédié.

Ce qu’il faut éviter

  • Les pièges sucrés ouverts près des ruches, qui attirent les abeilles autant que les frelons.
  • L’écrasement des frelons devant la ruche : il libère des phéromones d’alarme et attire les autres.
  • Toute tentative de destruction d’un nid soi-même.
  • Les ouvertures de ruches prolongées en période de forte pression, sauf nécessité.

Quand faire appel à un professionnel

Lorsque la présence devient quotidienne, que plusieurs colonies faiblissent ou qu’un nid est repéré à proximité, une protection organisée s’impose : évaluation du site, mesures adaptées au rucher et suivi. C’est l’objet de notre service de protection des ruchers.

Pour comprendre l’adversaire, lisez la fiche sur le frelon oriental. Pour une protection à l’échelle de votre rucher, contactez-nous.

[PHOTO TERRAIN]
Ruche en bois dont l'entrée est gardée par un groupe d'abeilles, rucher marocain.

Questions fréquentes

Faut-il protéger toutes les ruches du rucher ?
Oui. Les frelons se reportent sur les ruches les moins protégées, souvent les plus faibles, qui sont justement celles qui résistent le moins.
Pourquoi ne pas détailler ici les dispositifs de protection ?
Parce que leur choix dépend du rucher, de son environnement et du niveau de pression. APISGARD les définit après observation du site et les présente dans sa proposition.

Sources

  1. Glaiim M. K. (2009). Hunting behavior of the oriental hornet, Vespa orientalis L., and defense behavior of the honey bee, Apis mellifera L., in Iraq. Bulletin of the Iraq Natural History Museum 10(4).

Vous êtes confronté à une présence de frelons ? Parlons-en.

Décrivez votre situation : localisation, nombre de ruches ou de sites, ce que vous avez observé. Nous revenons vers vous pour évaluer la suite à donner.